Des apiculteurs locaux à la maison du temps libre

Des apiculteurs locaux à la maison du temps libre

C’est une tradition qui refleurit deux fois par an : les apiculteurs du syndicat limousin avicole et apicole sont installés jusqu’à demain dans la maison du temps libre, esplanade Blanqui (Limoges)
Cinq producteurs locaux attendent le public pour partager leur passion et les fruits de leur travail d’équipe avec les abeilles : miel bien sûr, dans toutes ses fleurs, gelée royale française, pollen, bonbons, nougats, pain d’épice et cire. Des douceurs toutes tirées du terroir de la Haute-Vienne. « Il y en a pour tous les goûts, des miels les plus doux, comme l’acacia ou la ronce, aux plus floraux, bourdaine, châtaignier, tilleul ou, plus rare, bruyère », liste l’apiculteur passionné Jean-Pierre Jeandeau, de Sauviat-sur-Vige.

Du miel sans traitement

 

Alors que nombre de consommateurs sont en quête de produits sains, dont l’origine est traçable,  le miel local et le bio ont les atouts pour séduire.
Mais, au fait, qu’est-ce que du miel bio, les abeilles étant libres de leurs lieux de butinage ? « Sauf à installer des ruches juste à côté des grandes cultures, ce que ramènent les abeilles est considéré comme bio, c’est ce qu’apporte l’apiculteur qui l’est, ou pas » cadre Guillaume Gilbert, installé à La Jonchère-Saint-Maurice. « Il y a deux grandes règles : les abeilles ne sont nourries qu’au miel, et non avec du sirop de glucose, et les colonies ne sont traitées qu’avec deux produits naturels, acide oxalique et acide formique », poursuit cet ancien chimiste qui se tient désormais « loin des produits dits phytosanitaires » et de cultures « comme le colza, susceptible de laisser des résidus dans le miel ». 
Pour s’en assurer, la certification bio impose plusieurs analyses par an. Un coût que ce producteur assume, « un choix personnel qui n’a pas à être répercuté sur le prix ».

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