Quand la ruche devient pédagogique

Éducation – Semaine sans pesticides

Gérard Freyssenge, apiculteur et auteur, dans les écoles./Photo DDM, Laurette Lacaza

À L’approche de la semaine sans pesticides, l’Unionais Gérard Freyssenge, apiculteur et auteur des livres jeunesse «Au royaume des abeilles» et «Jardinons bien, jardinons bio», intervient dans des classes des écoles Borde d’olivier et Belbèze à la demande des enseignants pour présenter la vie des abeilles aux élèves et les sensibiliser sur le rôle important de ces insectes, en espérant que cette jeunesse réussira à avoir un impact sur la planète. Rencontre.

 

Comment est née votre démarche éducative ?

Lors des dédicaces de mes livres, j’ai rencontré des enseignants qui m’ont demandé d’intervenir sur la vie des abeilles. J’ai conclu qu’il y avait un vrai besoin. J’ai observé ce qui existait, puis j’ai créé mes propres modules pédagogiques.

En quoi consistent vos présentations ?

Mes modules de présentation sont conçus en fonction des publics concernés (élèves de maternelles, écoles élémentaires, collèges et lycées). Avant ma visite, les enseignants ont le livre «Au royaume des abeilles» comme support pédagogique. Le jour de mon intervention, je lie les problèmes de sécurité en présence d’une ruche vivante vitrée, je présente une ruche pédagogique de mon partenaire «Icko Apiculture». La ruche contient une vingtaine de clichés encadrés du photographe des abeilles, Eric Tourneret, qui permet de voir et comprendre la vie des abeilles, le fonctionnement de la ruche et des cadres de miel avec une vidéo projection adaptée au niveau de l’auditoire. Pendant la séance je revêts mon équipement vestimentaire d’apiculteur avec l’importance des détails, chaque élève repart chez lui avec un petit pot de miel de 30 grammes.

Quel est le rapport des enfants aux abeilles ?

Les enfants désirent apprendre et connaître les abeilles. Même si elles leur font peur car elles piquent, ils les aiment pour le miel qu’elles produisent et le symbole qu’elles représentent ! J’aborde aussi le rôle indispensable de ces insectes dans la biodiversité. Sans pessimisme, je lance un cri d’alarme en espérant que si c’est trop tard pour certains adultes, les enfants prendront conscience que la main de l’homme peut anéantir des milliers d’abeilles, mais aussi des plantes, et tôt ou tard l’humanité ! Un jour j’espère qu’ils crieront : Vive les abeilles, à bas les pesticides ! Et plus tard qu’ils auront une ruche dans leur jardin…

Contact : 06 72 65 22 10 et g.freyssenge@orange.fr facebook.com/g.freyssenge

Source : Ladépèche

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