Lors d’une journée sur l’apiculture dans la Loire, la Confédération paysanne a voulu « alerter sur les difficultés de la filière » le futur ministre de l’Agriculture. « Entre une récolte de 2016 difficile, un marché du miel en crise plombé par des pratiques de fraude, d’adultération et des aides Pac qui n’arrivent pas, le tableau n’est guère reluisant », s’inquiète le syndicat dans un communiqué du 6 avril 2017.

Plans de crise et MAEC

Pour remédier à cette situation, la Confédération paysanne demande l’intégration de l’apiculture dans les plans de crises. Elle réclame aussi le paiement des MAEC apicoles pour 2015 et 2016. Le syndicat se positionne pour « une reconnaissance du rôle et du savoir-faire » dans la gestion sanitaire des ruches. Il revendique également « une poursuite du financement des expérimentations par et pour les apiculteurs dans les associations de développement apicole (ADA) avec des produits sans autorisation de mise sur le marché ».

Les pratiques frauduleuses, telles que la francisation ou l’adultération, sont aussi dans le viseur de la Confédération paysanne. « Les services de répression doivent contrôler davantage et faire la lumière sur la situation actuelle du marché », exige le syndicat.