Parkinson : la piste du venin d’abeille

Parkinson : la piste du venin d'abeille

La nature a de formidables ressources. Le venin d’abeille a montré son efficacité contre les symptômes de la maladie de Parkinson.

Si les abeilles sont utiles pour poloniser les fleurs, elles pourraient aussi l’être aux 150 000 malades atteints de Parkinson. Dans cette maladie, les patients perdent peu à peu les neurones qui fabriquent la dopamine, une substance indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. A la clé, des mouvements plus lents et raides, des tremblements, mais aussi des symptômes psychiques comme la dépression ou l’anxiété, émotionnels et cognitifs.

Le programme français de recherche DHUNE s’est intéressé au venin d’abeille. Il contient de l’apamine, une neurotoxine qui joue sur les neurones à dopamine. Au début de la maladie, ils sont encore présents, et son rôle est alors de les exciter plus intensément pour qu’ils produisent davantage de dopamine. Avec l’avancée de la maladie, le patient perd ces neurones indispensables, mais le venin va ralentir cette chute.

UN EFFET SUR TOUS LES PLANS

Lorsque les neurones sont vraiment en nombre insuffisant, l’apamine agit sur d’autres systèmes dans le cerveau pour contrecarrer les troubles moteurs. Le venin d’abeille montre aussi son efficacité contre les troubles cognitifs et émotionnels, et n’est pas toxique pour l’organisme aux doses délivrées lors de ces différentes études. Les chercheurs veulent maintenant le tester à plus haute dose dans une nouvelle cohorte.

Source : Top Santé







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