Abeilles : une surveillance sanitaire à améliorer

 

Le système de surveillance de la santé des abeilles n’est pas encore au point. Le Ministère de l’Agriculture, répond aux critiques, parfois justifiées de l’Union nationale des Apiculteurs de France. Il va améliorer un système auquel les apiculteurs participent de toutes les manières peu.
De quoi les colonies d’abeilles souffrent-elles? De la dégradation des milieux naturels ? Des l’effet des phytosanitaires et des pesticides? Des effets d’agents biologiques comme l’acarien Varroa destructor? La polémique faiblit à peine en France. Pour voir clair l’Etat a décidé il y a quelques années des enquêtes sur la mortalité des abeilles.
L’enquête sur la mortalité de 2015 a été réalisée par les services de l’Etat en régions. Un article de la revue la Santé de l’abeille rédigé par un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture a présenté une synthèse de l’enquête. La synthèse a fait apparaitre plusieurs points. D’abord, les apiculteurs déclarent un petit nombre de sinistres. L’enquête a montré aussi parmi les causes identifiées, le poids majoritaire des effets dus à des maladies, le rôle des phytosanitaires étant loin derrière.
L’article a suscité des réactions notamment de la part de l’Union Nationale des Apiculteurs de France (UNAF) qui met en avant depuis très longtemps, le rôle prédominant, et même quasiment exclusif des pesticides. L’UNAF refuse quasiment de reconnaitre, le rôle important d’agents pathogènes et refuse davantage encore de reconnaitre les mauvaises pratiques de certains apiculteurs. Pour l’UNAF, c’est la présence des pesticides qui entraine des effets cocktails délétères.
Le rôle des pesticides en question
L’UNAF critique l’enquête des services de l’Etat qui minimisent selon elle le rôle des pesticides. Selon les services de l’Etat, les intoxications représentent 6% des cas de mortalité. Pour l’UNAF les causes n’ont pas été assez investiguées, et les services de l’Etat ne sont pas allés assez loin. L’UNAF estime pour sa part que les intoxications représentent 24% des causes de mortalité.
L’UNAF prend même l’exemple de Rhône-Alpes où l’enquête régionale a montré que les intoxications seraient responsables de 39% des cas de mortalité, les causes étant inexplicables dans 44% des cas.
Pour l’UNAF, les enquêtes de mortalité doivent être menées différemment. La Direction générale admet un certain nombre de limites de ses enquêtes, une démarche récente. Il faut aussi dire que le monde de l’apiculture est souvent réticent à diffuser des informations. Les apiculteurs sont peu organisés collectivement. Une minorité seulement déclare annuellement leurs ruches, ce qui est pourtant obligatoire. Peu d’apiculteurs déclarent des sinistres, mêmes potentiellement liés à des intoxications, ce qui laisse planer un flou malsain sur lequel surfent les critiques de l’UNAF.

 

Source : enviscope.com








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