Apiculteur amateur cherche essaim d’abeilles à faire prospérer

Apiculteur amateur, Robert Vandeville s’apprête à faire sa première récolte de miel de l’année. Il le fera avec Tom, un jeune étudiant qu’il initie à l’apiculture depuis l’an dernier. Passionné par les abeilles, il transmet ses connaissances en la matière et est même prêt à recueillir les essaims encombrants de ses voisins.

Robert Vandeville possède cinq ruches dans son jardin. Samedi, il récoltera du miel de colza.

Robert Vandeville possède cinq ruches dans son jardin. Samedi, il récoltera du miel de colza.

Ça bourdonne ce mardi matin dans le jardin de Robert Vandeville. «  Vous allez voir cet après-midi, quand il fera encore plus chaud, elles seront encore plus nombreuses ! » Les abeilles de cet apiculteur amateur s’affairent devant les cinq ruches colorées, installées au fond de son terrain. Au plus fort de la chaleur, les butineuses sortiront pour aller chercher nectar et pollen et approvisionner la ruche. Un ballet bourdonnant dont Robert Vandeville ne se lasse pas.

«  Je suis passionné depuis plus de 30 ans, dit-il tout sourire. C’est venu comme ça. Un jour, on m’a dit qu’il y avait un essaim d’abeilles. Je suis allé voir. J’étais en admiration. J’ai rencontré un apiculteur à Lallaing ; il m’a fait découvrir l’apiculture. Il m’avait donné une ruche en paille pour commencer.  » Robert Vandeville a eu jusqu’à dix ruches mais il a baissé la voilure. Apiculteur, même amateur, c’est du boulot.

Samedi, première récolte

Il y a la « visite de printemps » : une sorte de nettoyage du corps de la ruche (la partie basse). «  On change les vieilles cires, explique Robert. Je les récupère et je les fais fondre. J’en fais des bougies.  » Il prépare ensuite de nouveaux cadres de hausse (les parties hautes de la ruche, superposées) avec de nouvelles feuilles de cire à partir desquelles les abeilles vont bâtir les rayons de la ruche. L’apiculteur dechynois est attentif à tout un tas d’autres détails : la ruche n’est-elle pas trop faible (pas assez d’abeilles), les abeilles sont-elles agressives, signe d’une reine elle-même agressive ?

Robert Vandeville possède cinq ruches.
Robert Vandeville possède cinq ruches.

Samedi, il fera sa première récolte de l’année. Du miel de colza, en provenance directe des champs qui bordent sa maison. La seconde récolte, ce sera fin août, début septembre. Du miel toutes fleurs cette fois. Il en produit ainsi une centaine de kilos pour la consommation familiale et qu’il vend un peu aussi.

« Tous les ans, j’initie quelqu’un à l’apiculture. Il y a des livres là-dessus, mais la pratique, c’est mieux. »

Tout un savoir-faire qu’il transmet patiemment. «  Tous les ans, j’initie quelqu’un à l’apiculture. Les gens me contactent pour ça. Il y a des livres là-dessus, mais la pratique, c’est mieux.  » Depuis l’année dernière, Tom, un étudiant, est ainsi son « élève », qui franchit progressivement les étapes du bon apiculteur. Il a désormais sa propre ruche. «  Il va falloir lui procurer un essaim.  »

Pour cela, Robert Vandeville lance un appel  : si vous avez un essaim d’abeilles dans votre jardin, vous pouvez le contacter, il viendra le récupérer. Il a une technique bien rodée. «  J’ai une caisse que je retourne. Je secoue la branche : le plus gros de l’essaim tombe dans la caisse, que je laisse à proximité. Le soir, toutes les abeilles y sont. » L’essaim viendra fortifier une ruche faible ou faire le bonheur d’un nouvel apiculteur.

Pour contacter Robert Vandeville : 06 30 04 33 40.

Source: la vois du nord

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