Avec l’essaimage, les abeilles débarquent jusque dans des endroits improbables

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Des abeilles étalées sur la carrosserie d’une voiture à Thin-le-Mouthier, dans les Ardennes. Un essaim suspendu à un rétroviseur à Sézanne (Marne) ou à un poteau pour empêcher le stationnement à Sedan… Depuis la mi-avril, les apiculteurs sont régulièrement sollicités pour récupérer ces essaims baladeurs : « depuis la mi-avril, c’est plus d’une dizaine d’interventions sur le seul arrondissement de Reims », indique Monique Mareigner, secrétaire de la fédération des groupements et syndicats apicoles marnais. Il s’agit là de la partie visible de l’iceberg, « car de nombreuses demandes sont directement adressées à des apiculteurs de proximité et ne sont donc pas recensées par ApiMarne », précise-t-elle.

La fièvre de l’essaimage

Rien d’étonnant à cela. Ce début mai, marque le début de la saison de l’essaimage… Dès les premières floraisons abondantes la récolte s’accélère au sein de la ruche. Mécaniquement, la colonie s’agrandit. Quand la reine est prolifique, elle peut pondre 2000 œufs par jours. La place vient à manquer dans la ruche : pas assez de place pour pondre, pas assez de place pour stocker. « Quand la ruche est en surnombre, elle se scinde en deux. À l’approche de l’avènement d’une nouvelle reine, l’ancienne quitte la ruche en emportant avec elle près d’un tiers des occupantes de la ruche, explique l’apicultrice, c’est un phénomène qui existe depuis la nuit des temps, mais plus visibles ces jours-ci après les mauvaises conditions climatiques de ces dernières semaines. Elles profitent du moindre rayon de soleil pour déménager ».

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Il arrive que ces essaims s’installent provisoirement dans des endroits improbables. Juste le temps d’une halte, les abeilles se posent à un endroit, formant un agglomérat très dense d’abeilles « pour se protéger des prédateurs et protéger la reine, dans l’attente que des ouvrières « éclaireuses » trouvent un endroit propice où s’installer définitivement ». Elles recherchent l’endroit idéal (en termes d’humidité, de température, d’accès, de volume…) qui puisse leur offrir un environnement optimal pour le bon développement de la colonie ». Une fois le site trouvé, l’ensemble de l’essaim déménage et s’y installe. « Ainsi, l’observation d’essaims comme cela est ponctuel et ne dure que quelques heures, tout au plus ».

Pas de danger immédiat

Si le lieu qu’elles choisissent est réellement trop gênant, un seul réflexe : appeler un apiculteur, qui se fera une joie de les récupérer gratuitement pour son exploitation.

 

« S’il est impressionnant, un essaim n’est pas dangereux. Les abeilles ne sont pas agressives car elles n’ont rien à défendre », explique Monique Mareigner, « la consigne est donc de ne pas les faire fuir. Soit on attend qu’elles s’en aillent d’elle-même, soit on rend service à un apiculteur local ».

Dans les Ardennes, vous pouvez contacter SOS essaim Ardennes (08) pour trouver un apiculteur proche de chez vous. Dans l’Aisne, contactez le syndicat « L’Abeille de l’Aisne », qui propose une carte des chasseurs d’essaim.

Source : lunion.fr

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