120 000 abeilles installées à la mairie de Vire-Normandie (Calvados)

D’ici une quinzaine de jours, près de 120 000 abeilles auront élu domicile sur le balcon de la mairie de Vire. Une première pour la capitale du Bocage.

Vire va s'engager à hauteur de 12 000 € par an, sur trois ans. (Photo d'archives) -
Vire va s’engager à hauteur de 12 000 € par an, sur trois ans. 

Vire. C’est un peu un comble. Installer des ruches dans une ville du Bocage entourée de champs, de bois. Mais le Bocage et le Pré-Bocage sont peu favorables au développement de l’apiculture.

« Nous sommes dans une zone où il y a trop d’agriculture intensive », reconnaît Jean-Marie Godier, président de l’Abeille normande du Calvados, apiculteur lui-même.

De fait, même si le Calvados est plutôt bien doté avec pas moins de 500 apiculteurs pour environ 4 000 ruches, les peuplements sont très variés en fonction des territoires. C’est ainsi qu’un paysage qui a perdu ses haies, comme c’est le cas chez nous, n’est pas favorable au développement d’une colonie d’abeilles.

Des reines ni trop vieilles, ni trop jeunes

Dans le cadre de son label « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » obtenu en novembre dernier, la collectivité a fait le choix de s’impliquer dans la préservation de la biodiversité et souhaite implanter une quinzaine de ruches sur son territoire. Pour ce faire, elle s’engage pour une durée de trois ans avec l’association Abeille normande du Calvados.

Dans un premier temps, deux ruches vont être installées sur le balcon de la mairie de Vire et quatre autres dans la friche des Vaux de Vire. C’est le président de l’association, Jean-Marie Godier, qui viendra installer les colonies d’ici une quinzaine de jours.

« Je suis actuellement à la recherche de colonies. Il faut soit en acheter, soit récupérer un essaim et avoir des reines ni trop vieilles, ni trop jeunes ».

Les colonies seront donc en place à un moment important pour elles puisque les 120 000 abeilles (environ 60 000 par ruche) seront en plein travail pour aller collecter le pollen.

« Les gens pensent que c’est pour faire du miel, mais une grande partie sert à nourrir les larves issues des œufs que pond la reine. Il y en a à peu près 2 000 par jour. Entre la pouponnière et les zones de stockages, il faut surveiller que les abeilles ne soient pas à l’étroit et qu’elles ne partent pas ailleurs », ajoute le spécialiste.

Les ruches, une fois installées, il est prévu que les écoliers collaborent à ce programme appelé : L’abeille, sentinelle de l’environnement. Un bon moyen pour alerter les nouvelles générations sur l’inquiétante situation des abeilles puisque depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année en France.

Pour l’apiculteur, l’idéal aurait été d’installer les ruches en campagne.

« En tant que sentinelles, elles devraient être là où ça craint et qu’on arrête d’abattre des haies et d’enlever les talus ».

En attendant, elles seront au cœur de la capitale du Bocage. Et leur miel pourrait pourquoi pas permettre l’élaboration d’une nouvelle recette avec de l’andouille bien sûr.

Source : la voix le bocage 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *