Apiculture. Les ruches fleurissent sur les toits d’entreprises à Caen

  • L’entretien des ruches sur le toit d’un immeuble du Chemin-Vert, à Caen.L’entretien des ruches sur le toit d’un immeuble du Chemin-Vert, à Caen. | ouest-francs

Des apiculteurs travaillent de plus en plus en milieu urbain avec des entreprises. Exemple avec Jason Garitan, apiculteur de 27 ans, à Caen.

L’histoire

Le toit d’un petit immeuble du quartier du Chemin-Vert à Caen. Jason Garitan regarde autour de lui.« L’environnement est intéressant pour le miel. Dans le quartier, il y a des acacias, des sapins et un champ de colza, pas très loin », décrit le jeune apiculteur.

Des ruches en pleine ville, ça fonctionne. Jason Garitan a revêtu sa combinaison de protection. Il se prépare pour surveiller le niveau de la production des trois ruches installées depuis quelques semaines sur le toit de cet immeuble de la Caennaise.

Il vient de signer un nouveau contrat avec cette société HLM pour installer ses abeilles au Chemin-Vert et sur une autre immeuble du quartier du Calvaire-Saint-Pierre.

Depuis un an, l’apiculteur a créé son entreprise, Uibie, pour développer cette idée des « ruches en entreprises ». Une rencontre est à l’origine de cette nouvelle activité. « Le déclic m’est venu l’année dernière. Une personne m’appelle. Un essaim d’abeilles s’est installé dans son jardin. Il s’agit d’un responsable régional de chez Carrefour. La conversation s’engage et il m’explique son envie d’installer des ruches sur des magasins », raconte Jason Garitan.

Le contrat est passé. Les magasins Carrefour Côte de Nacre à Caen et celui de Saint-Lô sont les premiers à accueillir des ruches.

Depuis, ont suivi l’entreprise de nettoyage Segid à Hérouville-Saint-Clair, Nestlé à Lisieux et l’usine Bosch à Mondeville.

« Les entreprises veulent s’engager dans des causes environnementales,explique l’apiculteur. Souvent, les gens connaissent un peu les problèmes des abeilles, avec notamment une mortalité importante. Les entreprises sont séduites par cette idée de participer à un engagement pour la biodiversité. » Les abeilles peuvent aussi devenir un outil de communication.

Lire aussi : Abeilles en ville. 10 000 nouvelles Redonnaises sur le toit du Canal

100 pots de miel aux couleurs de l’entreprise

Pour un contrat annuel de 800 € par ruche, Jason Garitan assure l’entretien.

À la clé, 100 pots de miel aux couleurs de l’entreprise pour chacune des ruches. Une idée de cadeau pour les clients ou les employés. Avec les « ruches en entreprises », Jason Garitan voit l’opportunité de pérenniser son activité.

Le miel, c’est une histoire de famille.« J’avais 15 ans quand j’ai commencé avec mon père, lui-même apiculteur. Il a eu une centaine de ruches à Clinchamps-sur-Orne. » Aujourd’hui, à 27 ans, Jason a repris cette activité. Il a atteint les 200 ruches et espère arriver à 300.

Mais, même avec cette quantité, il est difficile d’en faire une activité à temps plein et rentable.

Avec une fibre écologique affirmée, le jeune homme croit en son projet.« J’ai envie de ramener encore plus de ruches en milieu urbain pour produire en ville et vendre en ville. Avec toujours le souci de réduire l’empreinte carbone. »

 

Source : Ouest france

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *