Un projet tout miel

La société Véto-Pharma présente notamment un nouvel outil contre la varroa. - La société Véto-Pharma présente notamment un nouvel outil contre la varroa.

 

La société Véto-Pharma présente notamment un nouvel outil contre la varroa.

Chaillac. L’Espace de valorisation de l’abeille œuvre localement pour l’apiculture à travers sa miellerie collective et une action pédagogique.

 Véto-Pharma, société sœur de l’entreprise Wijolab, qui fabrique localement des produits destinés au monde apicole, a ouvert en septembre 2015, à Chaillac, un Espace de valorisation de l’abeille. Cette opération venait compléter l’installation d’un rucher d’essais de cent cinquante colonies dans le sud de l’Indre, pris en charge par une équipe de chercheurs et de techniciens. Les premiers enseignements de ce vaste programme destiné « à dynamiser une région de bocages et d’élevage où l’apiculture est de moins en moins pratiquée » sont concluants.

Une dizaine d’apiculteurs utilisent actuellement la miellerie collective de 165 m2 équipée d’une chambre chaude, d’une salle d’extraction avec deux chaînes, et d’une salle de conditionnement. Cet outil performant destiné à favoriser la professionnalisation de la filière, à améliorer la qualité des miels et à soutenir les nouveaux apiculteurs en limitant leur investissement financier, et plus que jamais ouverte à d’autres utilisateurs, joue pleinement son rôle.
Le deuxième pôle d’attraction de l’établissement est un espace pédagogique basé sur la découverte de l’abeille et l’exploitation du miel. « L’objectif est de motiver les particuliers à pratiquer l’apiculture en amateur, d’inciter les jeunes à franchir le pas ou de susciter des reconversions professionnelles », explique Séverine Délot, directrice de communication de Véto-Pharma en montrant une salle pédagogique dotée d’une ruche vivante, d’une scénographie, de posters et de vidéoprojections sur le thème maison.

Valoriser le miel et susciter des vocations

Une salle de réunion et des expositions temporaires mises sur pied en partenariat avec l’association du Moulin de Seillant, comme ce fut le cas cet été avec L’Abeille, la fleur et le paysage autour de l’Anglin, complètent l’offre de l’établissement. Parallèlement, les recherches continuent sur les cent cinquante ruches alentour pour élaborer de nouveaux produits liés à la santé et à la nutrition des abeilles.
La commune de Chaillac, qui soutient ce projet depuis le départ, a même conforté cette démarche en lançant cette année une randonnée équestre baptisée Equimiel.

repères

Véto-pharma est un laboratoire pharmaceutique français qui développe et fabrique une gamme de médicaments et de produits de nutrition destinés à lutter contre les maladies qui menacent les abeilles.
> Présent dans une vingtaine de pays, il commercialise notamment les lanières Apivar et des pièges à frelons. Son action contre le varroa a été complétée il y a un an par la sortie du kit Easycheck qui assure un suivi de l’infection.
> L’Espace de valorisation de l’abeille, inauguré en septembre 2015, représente un investissement de 2 M€. En face du Musée de la minéralogie, il emploie un ouvrier apicole, une salariée à temps partagé avec le musée et accueille des stagiaires.

Source la nouvelle republique 

1 réponse

  1. Jim dit :

    VETOPHARMA est une filiale d’un groupe international qui fabrique des pesticides, fongicides et autres poisons environnementaux.
    Le but de VETEPHARMA consiste à maitriser la distribution par réseau vétérinaire de solutions brevetées AMM pour contrôler les apiculteurs.
    Avec APIVAR, c’est une molécule chimique dont l’efficacité diminue avec la résistance des varroas.
    La recherche de mise au point raté du MAQS n’avait pour but que d’interdire la distribution d’acide formique pour tous les apiculteurs qui utilisent cet acide en flash ou autres méthodes. Cet acide est en effet extrêmement efficace, mais délicat à mettre en oeuvre.
    L’initiative décrite ce dessus va dans le sens d’une professionnalisation des apiculteurs copiée sur celle des agriculteurs, endettés et dépendants des « techniciens externes » dont le but consiste à faire marcher le business des industriels en préconisant des traitements préventifs et curatifs dévastateurs pour l’économie de l’exploitant et de l’environnement.

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