Pierrefonds : à l’école des apiculteurs

Pierrefonds, ce mercredi. Sept élèves de l’institut Charles Quentin s’initient à l’apiculture avec leur professeur, Paul-Vincent Hubert. LP/Stéphanie Forestier
 
 

Des élèves de l’institut Charles-Quentin de Pierrefonds travaillent dans des ruches scolaires. Les abeilles, bonnes pédagogues, apprennent aux hyperactifs à se concentrer.





Ils pouvaient pratiquer le rugby, la cuisine, le jardinage, encore la photographie. Mais ils ont choisi l’apiculture. En complément de leur cursus scolaire à l’institut Charles-Quentin de Pierrefonds, sept élèves de la 4e à la 1re vont tous les mercredis après-midi prendre soin de leurs abeilles. Dix ruches ainsi servent d’outil pédagogique à des élèves, pour certains hyperactifs. Le matériel a été prêté par des apiculteurs de Bonneuil-en-Valois, « Les Ruchers d’Ici ».

« C’est la troisième année que nous renouvelons l’expérience, explique le professeur Paul-Vincent Hubert. Certains élèves ne faisaient pas la différence entre une guêpe et une abeille. Ici, ils déconnectent de leur quotidien et prennent conscience de leur environnement. Ils doivent être attentifs et minutieux ce qui les aide dans leur trouble. »

« Je suis un peu speed »L’objectif de la journée était d’isoler les ruches pour garder les abeilles au chaud pendant l’hiver. Si Arthur, 15 ans, était déjà passionné par les insectes – il a des phasmes chez lui — Alvaro n’avait jamais entendu parler d’apiculture. « Je savais juste que quand une abeille pique, elle meurt. Cette activité m’apprend à me concentrer car je suis un peu speed. » Comme son camarade, il a redoublé une classe et il sent que cette activité l’aide. Il suit mieux en cours et va de l’avant.

Paul-Vincent Hubert va prochainement confier un exercice à ses élèves : rédiger un courrier détaillé pour convaincre leur voisin agriculteur de leur laisser planter une petite bande fleurie pour donner du travail aux abeilles. « Ça permet également à de petits animaux d’avoir un abri et donc de préserver des espèces », précise l’enseignant. L’équipe espère produire une centaine de kilos de miel, dont une partie sera offerte aux Restos du Cœur et à une maison de retraite.

 source :  leparisien.fr




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