Face à la mortalité des abeilles le Pays rochois se lance dans l’élevage de reines endémiques

Afin de lutter contre l’importante perte annuelle de ruches sur le Pays rochois, la communauté de communes, en lien avec le syndicat des apiculteurs de Haute-Savoie, souhaite mettre en place un élevage de reines endémiques.

Le 25 février dernier, lors de la venue de Nicolas Hulot à Chamonix, la communauté de communes du pays rochois a passé une convention dans le cadre d’un appel à projets lancé par le ministère de l’Environnement, en tant que Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV).

Une subvention de 10 000 euros doit permettre au Pays rochois de développer un élevage de reines sur le territoire.

A quoi est due la disparition des abeilles ?

En tant qu’apiculteur de père en fils, Pierre Marmoux qui est également de maire de La Chapelle-Rambaud et membre du bureau communautaire est le plus à même d’expliquer le rôle que jouent les abeilles dans notre société. « Aujourd’hui, nos abeilles sont malades. Tout le monde se demande pourquoi, mais les causes sont multiples », pense-t-il. « Aujourd’hui, avec Internet, on reçoit une reine en 24 heures qui vient de l’autre bout du monde. » Cela semble facile, mais ce jeu est dangereux, comme le révèle l’apiculteur. « De la reine naissent des abeilles issues d’un croisement. Cela n’a rien de génial. Ceux qui font ça sont bien contents la première année, car ils ont une bonne récolte, mais ensuite tout meurt. Car la reine qui vient des pays chauds n’est pas adaptée à notre climat. Et je ne parle pas des microbes qu’elle amène avec elle. »

Il suffit qu’un apiculteur fonctionne avec l’une de ces reines et tous les ruchers situés à proximité sont contaminés.

Quelles solutions le Pays rochois peut-il apporter ?

« À mon avis, il est grand temps de refaire des reines endémiques afin de repartir sur de bonnes bases. Il est temps de tout mettre en œuvre afin d’avoir une race qui survive à notre climat haut-savoyard. » De cette manière, un atelier a été mis en place afin de voir les différentes possibilités. Un rucher école va permettre de développer des reines. Il sera utilisé comme outil pédagogique. Cet élevage bénéficiera directement au plus grand nombre d’apiculteurs locaux afin de renforcer la résistance des cheptels et de lutter contre la fragilisation des essaims.

Où l’implantation des futurs ruchers pourrait-elle se faire ?

Maître d’œuvre du projet, le syndicat d’apiculture s’est mobilisé pour assurer l’exploitation des futures ruches. « Un terrain situé à Saint-Pierre-en-Faucigny pourrait être particulièrement adapté puisqu’il accueille déjà une activité de production de graines de fleurs des Alpes, porté par un chantier d’insertion de l’association Alvéole », annonce la communauté de communes.

Le calendrier prévoit l’implantation des ruches en mars 2018, pour une installation des essaims entre avril et mai. Le début de l’élevage des reines se fera entre avril et septembre 2019.

Source : http://www.lemessager.fr/faucigny/face-a-la-mortalite-des-abeilles-le-pays-rochois-se-lance-ia933b936n190788

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *