Reconversion réussie dans l’apiculture

Jean-Michel Curto s'est lancé dans l'apiculture il y a dix ans, il en a fait son métier il y a trois ans./ Photo DDM, Nedir Debbiche
Jean-Michel Curto s’est lancé dans l’apiculture il y a dix ans, il en a fait son métier il y a trois ans.
Alors que la baisse du nombre d’exploitations agricoles se poursuit, certains, à contre-courant, se reconvertissent dans l’agriculture, c’est le cas de Jean-Michel Curto, devenu apiculteur.



Comme tous les ans depuis quatre ans, une journée sur l’installation des agriculteurs était organisée au campus La Salle Saint-Christophe à Masseube. «C’est une façon d’amener les jeunes dans la réalité en préservant et en consolidant leur projet d’installation», explique Stéphane Mur, le chef d’établissement. 200 personnes participaient à l’événement.

De nombreux stands avaient été montés, des forums étaient proposés, tandis que des intervenants étaient invités à témoigner devant les élèves. Parmi eux, des personnes reconverties dans l’agriculture. C’est le cas de Jean-Michel Curto, 40 ans, habitant de Clermont-Pouyguillès.

Apiculteur professionnel depuis trois ans, l’homme possède aujourd’hui 420 ruches en production et 160 pour réalimenter son cheptel. Celles-ci se trouvent dans le Bordelais et le Périgord. Une passion venue sur le tard, à 30 ans passés.

«Il y a dix ans mon beau-père a acheté une ruche, ça m’a plu. J’ai pris contact avec des professionnels, puis c’est devenu une passion. Je me suis finalement dit : pourquoi pas moi ?» Jean-Michel, fonctionnaire territorial décide de tout faire pour mener à bien son projet. Il constitue une trésorerie grâce à son emploi, puis se forme pendant un an via des cours du soir. L’homme possède déjà un diplôme dans l’agriculture, ces cours lui permettent surtout de consolider certaines connaissances théoriques.

Un stage et des week-ends passés auprès de professionnels renforcent sa motivation. Jean-Michel prend ensuite une disponibilité de dix ans et investit dans des ruches et un fourgon.

«Je m’épanouis dans mon métier»

Aujourd’hui, si les revenus liés à son activité sont aléatoires, et dépendent notamment des conditions climatiques, l’apiculteur est heureux d’avoir franchi le pas. Il commercialise son miel en le vendant à des négociants.

«Je m’épanouis dans mon métier, et j’arrive à en vivre. C’est beaucoup de travail, mais le rythme me convient.»

Pour parvenir à cette transition réussie, Jean-Michel a bénéficié de plusieurs atouts. Sa femme l’a toujours soutenu et encouragé dans ses démarches.

Par ailleurs, il a créé une coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) avec six autres apiculteurs, ce qui lui permet d’échanger du matériel, mais aussi ses doutes lors de moments de découragement.


Source : https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/06/2698866-reconversion-reussie-dans-l-apiculture.html

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