Puis François Rongvaux a détaillé le traitement contre le varroa en Belgique. Le traitement de juillet avec l’introduction de lanières imprégnées de produit anti-varroa est complété par un traitement hivernal. Ces années-ci, on s’est rendu compte que le varroa proliférait encore davantage. Pour qu’une ruche soit viable, il faut qu’au printemps, elle compte au maximum cinquante de ces parasites. Sinon, la colonie périclite sous les attaques et ne fournira pas de miel. Les parasites tombés au fond de la ruche sont comptés tous les trois jours.

Le traitement conseillé

Thierry Wolf, a renchéri sur le varroa. Le vétérinaire meusien référent pour l’apiculture meusienne conseille un traitement en décembre à base de sirop mélangé à de l’acide oxalique (extrait de l’oseille) en doses infinitésimales. Le sirop traité, disponible chez les vétérinaires, est à égoutter sur les abeilles. Celles-ci en se léchant s’en nourrissent. Les parasites, sortes de tiques d’abeilles, absorbent à leur tour l’antiacarien présent dans l’hémolymphe des abeilles, s’intoxiquent et tombent au fond de la ruche.

Chantal Mambriani a présenté un diaporama sur l’activité au rucher d’élevage de reines. Sur cinq grandes journées de travail dans l’année, le terrain a été nettoyé, les supports de ruches ont été posés, les ruches installées, puis peuplées, et l’élevage a pu commencer grâce au picking : un œuf est prélevé dans une autre ruche.

La séance a fini avec vin chaud, pain d’épices et échanges tous azimuts.


http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2017/12/16/le-varroa-l-ennemi-des-apiculteurs