Patrick Courtillet fidèle au marché de Saint-Août. L’agriculteur et apiculteur, qui est aussi menuisier, fabrique des ruches par passion.
 
Petit marché du Père Janvier, dimanche, à Saint-Août. Mais qu’importe, Patrick Courtillet, de Mers-sur-Indre, était là. Il est fidèle au poste depuis trente ans. « Mon premier marché, c’était en 1987, confirme-t-il. Depuis cette année je viens systématiquement. »
Sa spécialité ? La vente de ruches de sa propre conception, calquée sur le modèle Dadant dix cadres, l’un des plus courants en France. « C’est une passion familiale poursuit Patrick Courtillet. Mon grand-oncle, mon grand-père, mon père avaient des ruches, mais ils ne les fabriquaient pas, alors que moi, si. » Agriculteur, notre apiculteur profite de sa formation de menuisier pour concevoir ses ruches. « J’achète des planches de sapins à la scierie et je fais mes ruches. Elles ont un toit plat ou pentu, selon la demande, en tôle galvanisée. Je fais toujours le même modèle, avec dix cadres en bas pour les abeilles et neuf dans la hausse, pour la récolte du miel. Une fois que vous avez votre ruche, il suffit de mettre des fils de fer dans les cadres, d’installer une feuille de cire gaufrée et les abeilles font le reste. »
Elles font le reste si les frelons asiatiques les laissent tranquilles et si les produits phytosanitaires ne font pas trop de dégâts. « Cette année, je n’ai pas constaté trop de mortalité parmi les abeilles, assure Patrick Courtillet. Ça dépend des années. En tout cas, beaucoup de personnes m’achètent des ruches parce qu’elles entendent dirent que les abeilles disparaissent. »
Contact : tél. 06.17.57.16.32.



https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/il-vend-ses-ruches-depuis-trente-ans