Christian Grasland est devenu chasseur de frelons

Christian Grasland vient de détruire un nid derrière les tribunes du stade Allende, de l'autre côté de la voie ferrée. C'est une bataille de gagner pour sauver son rucher à proximité.

Christian Grasland vient de détruire un nid derrière les tribunes du stade Allende, de l’autre côté de la voie ferrée. C’est une bataille de gagner pour sauver son rucher à proximité.  



À 12 ans, il a eu sa première ruche. 40 ans après, il prend toujours soin des abeilles et chasse son ennemi : le frelon asiatique. Il appelle à la mobilisation citoyenne.

« De septembre à décembre je pense frelon asiatique. Les autres mois sont pour les abeilles, avoue en riant Christian Grasland. Si on n’aime pas les butineurs, ce n’est pas simple de déjeuner avec moi. »

Apiculteur professionnel depuis 2007, en plus d’un travail à mi-temps à l’entretien des bâtiments à la Dreal, il a lancé, en juillet dernier, Apiculture Désinsectisation Piégeage-services (ADP-s), une société lui permettant de répondre aux demandes de désinsectisation des particuliers et des entreprises.

Mais avec une ambition : préserver la biodiversité et n’utiliser les produits qu’en dernier recours malgré les coûts supplémentaires. « Les insecticides, quelle que soit leur qualification, sont mauvais pour l’environnement et, en particulier, les poissons, les chats et les oiseaux. Si je dois y recourir j’enlève le nid pour éviter de polluer. Mais je préfère piéger et relâcher ailleurs. Tous les butineurs contribuent à la pollinisation. Le seul à qui je ne fais pas de cadeau est le frelon asiatique. »

Non qu’il le déteste mais parce qu’un frelon tue environ quatre abeilles à l’heure.Sachant que chaque nid contient 500 individus spécialisés dans la collecte de nourriture, sur les 5 000 y vivant, un rucher est vite en danger.

La récolte de miel divisée par deux

« En 2017, j’ai supprimé une centaine de nids, dont 50 % dans la commune. Malgré tout, quatre des ruches sont mortes. Début des années 80, une bonne ruche produisait 100 kg de miel. C’est désormais divisé par deux », se désole-t-il.

Pour lutter contre le phénomène, le Jacquolandin appelle aux fauchages tardifs des bermes, aux semis de fleurs mellifères précoces et la formation des citoyens au pistage de frelons. « Les butineurs disparaissent du fait de la conjonction de plusieurs phénomènes. Il faut que chacun fasse sa part. Je suis comme un chasseur. J’ai passé un temps infini à les observer. Ma femme dit même que j’ai une abeille au plafond. »


https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jacques-de-la-lande-35136/christian-grasland-est-devenu-chasseur-de-frelons-5483725

1 réponse

  1. Grasland dit :

    bien! Merci d’avoir transmit le message.

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