Les abeilles suscitent de plus en plus d’intérêt.



L’apiculture fait de plus en plus d’adeptes. Il y a désormais 667 adhérents à L’Abeille des Deux-Sèvres, qui va innover pour mieux les accompagner.

 
La joie de pouvoir récolter et savourer son propre miel, une attirance pour les abeilles, la curiosité d’une nouvelle expérience… Les motivations sont diverses mais le phénomène est bien là : l’apiculture connaît un regain d’intérêt qui ne se dément pas. L’Abeille des Deux-Sèvres le vérifie au niveau de ses effectifs. Créé en 1973, le syndicat départemental d’apiculture comptait encore moins de 200 adhérents il y a une dizaine d’années. On en dénombre désormais 667, tous apiculteurs : « de l’amateur qui n’a qu’une ruche au professionnel qui peut en disposer d’un millier » rappelle le président, François Chauveau. « C’est grâce à ces amateurs, répartis dans tout le département qu’il existe un maillage de pollinisation sur tout le territoire ».
Un millier d’enfants sensibilisés La mission première du syndicat consiste à faire connaître les abeilles, leur rôle et promouvoir l’apiculture. Cela commence par la sensibilisation des jeunes générations. Michel Bonneau et Dominique Vignault, respectivement trésorier adjoint et vice-président sillonnent ainsi les centres de loisirs, écoles, collèges et lycées de tout le département. L’an passé, plus d’un millier d’enfants et d’adolescents ont ainsi découvert, grâce à eux, les abeilles et leur fonctionnement grâce à une « ruchette » pédagogique qui permet de les voir en action.
25 à 30 % de mortalité d’abeille Le syndicat va au-devant des habitants pour les informer et pourquoi pas, susciter des vocations. Il a ainsi participé à une quinzaine de manifestations liées à l’environnement l’an passé, recueillant 65 pré-inscriptions à ses formations. Elles se déroulent autour des trois ruchers-écoles d’Argenton-les-Vallées, Bressuire et Celles-sur-Belle et bientôt un quatrième à La Crèche. En neuf séances théoriques et pratiques, les stagiaires disposent de toutes les bases pour bien débuter. Mais le syndicat veut aller plus loin. « Nous allons lancer un tutorat pour accompagner les débutants car certains peuvent se décourager en cas de difficultés, de grande mortalité d’abeilles… » Conséquences des produits phytosanitaires ? Du climat ? De l’acarien varroa ou du frelon asiatique ? Toujours est-il qu’«il faut maintenant élever chaque année 25 à 30 % de son cheptel pour le maintenir ». Là aussi, les bénévoles vont lancer un projet «Abeilles solidaires» pour favoriser l’entraide et élever collectivement une petite centaine d’essaims par an, redistribués aux adhérents les plus touchés.



Site : http://abeilledesdeux-sevres. wifeo.com Assemblée générale le 13 janvier à 9 h 15, salle Alauna 21 à Secondigny.
https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/l-abeille-des-deux-sevres-essaime