Le bio prend racine dans la Nièvre

 [Infographie] Le bio prend racine dans la Nièvre



 
L’agriculture biologique séduit de plus en plus les fermiers nivernais, selon les derniers chiffres communiqués par l’Observatoire régional de l’agriculture biologique en Bourgogne pour 2016.

Selon le vingtième Observatoire régional de l’Agriculture biologique en Bourgogne qui vient d’être publié, la Nièvre, en 2016, garde son bel élan pour le bio.

Pour le département. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2015, on recensait 12 arrêts pour 26 nouvelles conversions. En 2016, on est passé à 2 arrêts pour 28 nouvelles conversions 

Le nombre de fermes et domaines bio est passé de 127 à 147, en un an, soit vingt de plus. La surface agricole utile (SAU) bio a, quant à elle, continué sa progression, passant de 10.782 hectares à 12.703, en 2016.

Si l’on compare l’évolution entre 2014 et 2015, les surfaces bio ont augmenté successivement de + 13 % puis de + 14 %. Ces chiffres sont aussi à la hausse pour 2015-2016 : plus 18 % pour les surfaces bio et plus 14 % pour les surfaces en conversion. « Ces deux arrêts, pour l’année passée, concernent les filières élevage et polyculture-élevage, et sont dus à des départs à la retraite, avec une reprise d’une partie des terres en bio », explique Lola Jeanningros, employée à Bio Bourgogne.

Élevage et polyculture-élevage en tête

Selon elle, un tiers des nouvelles conversions concerne des fermes en polyculture-élevage. Les filières grandes cultures et élevage représentent chacune 18 % des conversions de l’année. Le maraîchage poursuit sa progression régulière, représentant aujourd’hui 13 % des fermes biologiques nivernaises. L’arboriculture et les petits fruits connaissent un développement plus important cette année, mais ne représentent que 8 % des fermes en 2016. La vitculture et la culture de plantes à parfum, aromatiques et médicinales se maintiennent. L’apiculture connaît un nouveau site de production en mode biologique. L’élevage et la polyculture-élevage restent les filières majoritaires. Elles représentent plus de la moitié des fermes bio, plus de 80 % des surfaces AB, et 65 % des surfaces en conversion (2/3 en polyculture-élevage et 1/3 en élevage).

Pour la région. La Côte-d’Or reste le département où le nombre de fermes bio est le plus important, porté par un secteur viticole bio bien installé. C’est aussi le département où les conversions sont les plus nombreuses (64 conversions sur 153 en Bourgogne). La bio continue de progresser en Saône-et-Loire, portée principalement par l’élevage. La progression est moins forte en nombre d’exploitations dans l’Yonne, mais reste importante en termes de surfaces grâce à la conversion de grandes fermes céréalières. Grâce à l’augmentation des surfaces en conversion (plus de 8.000 ha), la Côte-d’Or reprend la première place à l’Yonne pour la SAU bio.


https://www.lejdc.fr/nevers/economie/environnement/2018/02/05/infographie-le-bio-prend-racine-dans-la-nievre_12727415.html

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