La Copea vise 32 000 tonnes de miel par an




 

La Coopérative d’élevage et d’agriculture (Copea) est confiante dans ses activités de production de miel au Gabon, dans la localité d’Afenane, près d’Oyem. Même si l’apiculture n’était pas initialement le véritable objectif de la coopérative, la perception a changé au fil des ans, avec une production qui ne cesse d’évoluer.

C’est un pas de plus dans la quête de la diversification de l’économie au Gabon. La production de miel évolue dans le pays, en partie grâce aux initiatives de la Coopérative d’élevage et d’agriculture (Copea) dans les environs d’Oyem, à Afenane.

Une production de 32 000 tonnes de miel par an est attendue par la Coopérative alors qu’initialement l’apiculture n’était pas la première activité qu’elle a promue. «Notre objectif premier était les arbres fruitiers», a expliqué Clément Ndong Mba, le président de la coopérative. «Maintenant, il nous a été démontré que ces arbres attireront beaucoup d’abeilles qui viendront butiner des fleurs. Il nous a donc été conseillé de mettre en place des ruches pour sédentariser ces abeilles», continue-t-il. Ce qui a débouché sur une autre activité appelée à se développer constamment.

Notons que la coopérative dispose d’une plantation d’une superficie de 20 hectares actuellement et prévoit déjà de l’étendre à 50 hectares. « Il y aura suffisamment de fleurs dans la plantation, les abeilles vont habiter là, car elles auront des ruches à proximité. Les abeilles qui vont naitre là, apprendront à butiner sur place», précise Clément Ndong Mba, qui souligne également que l’ambition de la coopérative «est de posséder 4100 ruches sur les 50 hectares, étant entendu qu’une ruche produit environ 18 à 23 kilogrammes de miel ».

L’apiculture en vaut la peine au Gabon, car «la demande est abondante et le produit est rare» selon le président de la Copea. L’autre objectif consiste en outre à atteindre 12 800 arbres fruitiers sur les 50 hectares, pour avoir une production moyenne de 3000 tonnes de fruits par an. Toutefois, le président de la Copea, ancien membre du gouvernement gabonais, regrette que «les banques ne prêtent pas aux agriculteurs». Pour lui, le financement peut pourtant constituer une nouvelle opportunité de booster le secteur.


https://ledefigabon.com/2018/02/14/apiculture-copea-vise-32-000-tonnes-de-miel-an/

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