La politique? Arnaud Montebourg assure « être passé à autre chose »

 



 

Après la politique, Arnaud Montebourg se lance dans la production de miel et d’amandes.

Ex-ministre de l’Economie de François Hollande, Arnaud Montebourg dit être « passé à autre chose ». Désormais, c’est en producteur de miel et d’amandes qu’il se présente.

Le « made in France » est toujours là, mais ses habits ont changé. Exit le costume de ministre, c’est en entrepreneur dans le secteur de la production de miel et d’amandes qu’Arnaud Montebourg revient sur le devant de la scène. Dans une interview accordée au Journal du dimanche, l’ex-ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique de 2012 à 2014, déclare être « passé à autre chose » après son départ du monde politique. Tout en précisant que son « engagement reste le même ». 

« En politique, tout le monde se bat contre tout le monde », confie l’ancien candidat malheureux à la primaire du PS. « Les énergies s’annulent. Par l’entreprise on peut faire ce que les élus n’arrivent plus à faire. » 

Objectif: sauver les abeilles

C’est pourquoi il a décidé de fonder, « avec deux amis apiculteurs et des investisseurs » une entreprise: la Société d’élevage et de repeuplement des abeilles de France. 

Son but: « former des volontaires à ce métier de haute technicité qu’est devenue l’apiculture » pour relancer la production de miel. « Je rassemble les compétences et les moyens nécessaires pour relancer des filières sinistrées, aider des agriculteurs à s’installer et à s’équiper, et apporter aux consommateurs des produits de qualité », précise-t-il auprès du JDD

Mais avant, il faudra « sauver les abeilles » sans qui « la pollinisation ne se fait pas ». « Notre objectif est de créer 10 nouvelles fermes chaque année. Ce sont ces ruches nouvelles qui permettront de produire le miel de repeuplement dont nous avons besoin », explique-t-il. 

« Notre modèle peut faire école »

Pour que cette activité soit rentable pour lui et ses associés, Arnaud Montebourg a un plan déjà établi. « Nous allons commercialiser le miel produit par les apiculteurs que nous aidons: nous le leur achetons un peu au-dessus du prix du marché et nous le revendons avec une marge raisonnable » 

L’autre marché sur lequel l’ex-ministre compte se positionner, c’est la production d’amandes. « Nous levons des fonds pour aider les paysans à se convertir à cette culture. En contrepartie, nous percevrons 49% du produit de la récolte », détaille-t-il. Mais cette fois, le pari est plus risqué. « Le problème de l’amandiculture est qu’il faut attendre cinq ans pour une récolte » et elle « exige beaucoup de capital » avec « peu de revenus ».  

Malgré cela, Arnaud Montebourg ne cache pas ses espoirs: « notre modèle propose de nouvelles perspectives. Il peut faire école. » 


https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-politique-arnaud-montebourg-assure-etre-passe-a-autre-chose_1987768.html

 

1 réponse

  1. TURCHET dit :

    Bonjour,
    Beau projet que cette école de hautes études apicoles que veut faire l’ancien ministre mais sur quoi débouchera cette formation réellement. La formation apicole Française traîne les pieds depuis bien longtemps et n’est qu’une formation basique débouchant sur un BPA option apiculture. Dans certains pays il existe de véritables écoles supérieures où l’on forme des ingénieurs apicoles connaissant l’apiculture dans son ensemble mais aussi toute la biologie et la pathologie des abeilles, la biochimie appliquée à l’apiculture, les phytosanitaires, la microscopie et l’analyse des produits apicoles, l’apithérapie très développée dans les pays de l’Est et bien nous en sommes loin en France.
    J.TURCHET

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