Julien Callamand a quitté Paris et la banque pour produire du miel à Suilly-la-Tour

Julien Callamand a quitté Paris et la banque pour produire du miel à Suilly-la-Tour

Le jeune apiculteur est nouvellement installé à Suilly-la-Tour.

Depuis peu, Suilly-la-Tour compte sur son territoire un apiculteur. Julien Callamand produit du miel grâce à sa quarantaine de ruches. Après une formation professionnelle… au jardin du Luxembourg à Paris !

À l’heure où les consommateurs recherchent des produits en circuits courts, de jeunes producteurs maillent peu à peu le territoire, offrant des produits de qualité à quelques encablures du domicile des consommateurs. Dans ce contexte, vient de démarrer Julien Callamand, un jeune apiculteur, qui a créé la Miellerie des Roux à Suilly-la-Tour.

Son histoire est très particulière. Elle a débuté à l’occasion d’une formation professionnelle, d’un an, au jardin du Luxembourg, à Paris. Le site accueille une centaine d’élèves à l’année. « Un peu par curiosité », confesse-t-il.
Inattendu, en effet, lui qui travaillait à un poste de responsabilité dans un groupe bancaire. Il est conquis bien que n’ayant aucune attache particulière avec la terre, seulement un grand-père éleveur de chevaux mais « j’ai voulu revenir à de vraies valeurs ».

Ce citadin cherche alors un site pour s’installer et se retrouve un peu par hasard ici. « Je n’y avais aucune attache. » Et le voilà au milieu de nulle part, entre Suillyzeau et Sainte-Colombe-des-Bois.

Un manuel de 1942

Plusieurs mois sont nécessaires pour rénover une ancienne longère. La petite famille s’y installe et va vite trouver ses marques avec une autre qualité de vie.
Il débute son activité en s’appuyant sur la philosophie d’une apiculture naturelle et traditionnelle, préconisée par un manuel édité en 1942, La ruche familiale. Il installe donc, en quelques points de la campagne, une quarantaine de ruches dont une trentaine très active.

Fidèle à ses convictions, il les fabrique lui-même. « Je n’achète que le bois et la cire. » Il a fallu beaucoup réfléchir pour en définir les emplacements, pas trop près de grandes surfaces agricoles qui épuiseraient les abeilles, ni près de colza modifié vers lequel elles ne vont pas, d’autant qu’il veut obtenir une production très variée « du miel polyfloral car une seule fleur épuise les abeilles ».

Une année difficile en raison des conditions climatiques

Il produit donc des miels de diverses couleurs à divers moments de l’année mais sans objectif forcené de quantité. « Je pourrais monter à quatre-vingts ruches mais je verrai au fur et à mesure du développement de mon activité. »

Cette année, comme pour tous ses collègues, la production a décliné fortement en raison des conditions climatiques (gelées et froids tardifs, sécheresse).Le jeune exploitant creuse peu à peu son sillon, participe à divers marchés locaux, notamment celui de Cessy-les-Bois qui s’est imposé en quelques mois. Il élargit, aussi, son circuit de débouchés avec des boutiques dépôts qui proposent ces produits, à Nevers et à Paris, entre autres, mais compte aussi beaucoup sur le bouche-à-oreille.



En savoir plus https://www.lejdc.fr/suilly-la-tour-58150/loisirs/julien-callamand-a-quitte-paris-et-la-banque-pour-produire-du-miel-a-suilly-la-tour_13718470/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *