Apiculteurs et pompiers : 2017, 2e essai pour les essaims

Bestioles gênantes pour le particulier, dont l'intérêt pour l'environnement et la préservation des espèces n'est pas contesté. «L'Abeille gasconne» et les pompiers sont associés dans une même démarche de collecte des essaims./Photo archives Sylvie Ferrer

Le syndicat d’apiculteurs «L’Abeille gasconne» s’est mis d’accord pour la collecte des essaims d’abeilles. Deuxième année d’expérimentation dans l’agglomération d’Agen.

Le printemps est arrivé, c’est la belle saison. En tête de son Big Bazar, Michel Fugain avait peut-être raison. Mais la saison qui débute est surtout le moment que les bestioles volantes ou rampantes choisissent pour se rappeler au bon souvenir du particulier tout content de jardiner avant de s’apercevoir qu’un essaim d’abeilles l’a choisi comme proprio.

Une soixantaine

A l’inverse de cet hyménoptère, pompiers et apiculteurs n’ont pas trop fait de bruit autour d’un premier essai, une première expérimentation au printemps 2016, en avril, à Agen et autour. Une liste des apiculteurs cueilleurs d’essaims a été mise à jour et communiquée à la plateforme de réception des appels au 18 et au 112. Limité à l’agglomération agenaise l’an dernier jusqu’aux portes de l’été, le dispositif a permis de collecter 60 à 70 essaims. «L’objectif de cette démarche était de faciliter l’intervention d’un apiculteur de «L’Abeille gasconne», et de limiter le temps d’immobilisation des moyens sapeurs-pompiers sur les lieux», précise le commandant David Gouzou, qui suit ce dossier au sein du service de secours et d’incendie (SDIS 47). En cas de détection d’un essaim et sans autre solution, il faut composer le 18.

«La demande pourra ne pas être traitée en priorité par les pompiers, en fonction de l’activité opérationnelle urgente», tient à préciser David Gouzou.

Biodiversité

«Il s’agissait également d’éviter les destructions d’essaims d’abeilles trop souvent constatées.» Dans le civil, ce pompier professionnel est apiculteur, doublement concerné donc par la prise en charge de ces essaims. Il évoque «la protection de l’environnement» et le respect de la biodiversité à une époque où la mortalité croissante des abeilles n’est pas contestée.

Ce partenariat pourrait n’être que le premier étage de la fusée, en attendant d’intégrer la collecte des essaims de guêpes dans le cursus de formation continue des pompiers professionnels.


Guêpes et frelons

Pour les guêpes et les frelons européens, le principe reste identique : si les insectes se trouvent à proximité d’un lieu public, ou menace la santé de personnes fragiles (enfants, personnes âgées), les services du SDIS interviennent après appel au 18 ou au 112.

En revanche, si le particulier X ou Y aperçoit les unes ou les autres au fond du jardin ou derrière un volet au retour de congés, il lui reste à contacter l’entreprise privée de son choix, et c’est payant. Il est vivement conseillé, sauf à posséder le savoir-faire, l’équipement et les produits qui vont avec, de ne pas procéder à l’élimination du nid d’insectes soi-même.

Il en va de même pour le frelon asiatique, qui n’entre pas dans le cadre du dispositif mis sur pied pour les abeilles. «C’est une espèce intrusive qui doit aussi être détruite compte tenu des dégâts qu’ils causent sur les colonies d’abeilles». Les préfets pourraient alors avoir autorité pour ordonner la destruction des nids de cette espèce.

Source : LADEPECHE

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