« Les abeilles, mon évasion, ma passion »

  • Robert Glâtre a posé des pièges à frelons asiatiques sur chacune de ses ruches. « Cet insecte charognard est en passe de devenir le premier prédateur des abeilles. »
    Robert Glâtre a posé des pièges à frelons asiatiques sur chacune de ses ruches. « Cet insecte charognard est en passe de devenir le premier prédateur des abeilles. » | 

Robert Glâtre, apiculteur amateur.

Comment tout a commencé ?

J’avais envie de produire mon propre miel mais aussi de découvrir et d’explorer le monde des abeilles. Cet insecte est extraordinaire ! C’était en 2014, juste après avoir pris ma retraite. J’ai acheté trois ruches complètes avec les abeilles, et je me suis fait accompagner pour mes premiers pas dans l’apiculture, par un ancien collègue devenu apiculteur et conseiller au Groupement de défense sanitaire des abeilles des Côtes-d’Armor (GDSA 22), auquel j’ai d’ailleurs adhéré. C’est lui qui m’a initié et transmis son savoir-faire.

Et après, comment ça s’est passé ?

Il faut regarder à l’intérieur des ruches ! Les abeilles sont-elles en bonne santé ? Pourront-elles affronter l’hiver ? Il faut savoir que chaque ruche abrite entre 15 000 et 20 000 abeilles au printemps, et plus de 50 000 en été ! En avril 2015, après avoir suivi une formation, je procède à une division de la meilleure ruche, mais sans la reine, que je transplante dans une ruchette. Et là les abeilles sans reine vont se recréer une reine qui va pondre plus de 2 000 oeufs par jour ! C’est fascinant…

Vous en êtes où aujourd’hui ?

J’ai sept ruches, quatre rue Jolie-Brise et trois aux Bernains, grâce à la récupération d’essaims.

Pouvez-vous préciser…

Au printemps se fait l’essaimage. La reine quitte la colonie pour aller s’installer ailleurs avec une partie de ses ouvrières. Si l’apiculteur voit l’essaimage, il récupère l’essaim avec la reine et le réinstalle dans une nouvelle ruche.

Quand se fait la récolte de miel ?

Fin mai, début juin pour le miel de printemps et en août pour le miel d’été. Quand arrive la défloraison du colza, c’est l’heure pour l’apiculteur de récolter son premier miel. Au début, en 2015, j’en ai récolté entre 22 et 30 kg, et cette année je pense faire beaucoup plus. Mes abeilles ont la chance d’être dans un milieu urbanisé sans pesticide et le miel est de meilleure qualité. Le danger, ce sont les prédateurs, comme partout, le varroa, sorte de pou qui se nourrit des lymphes à l’intérieur du couvain, et surtout le frelon asiatique, apparu en Bretagne en 2010. Quand il attrape une abeille, c’est pour ses protéines qui sont dans le corps de l’abeille. Le frelon comme la guêpe, est un charognard

Source : ouest france

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