Plogonnec. Apiculteur en manque de miel, cherche abeilles

  • Alain Manchec, apiculteur au moulin de Kérivoal à Plogonnec (Finistère), a du mal à vendre son miel sur les marchés. La raison vient du manque de miel dû à la disparition de ses abeilles.
  • Alain Manchec, apiculteur au moulin de Kérivoal à Plogonnec (Finistère), a du mal à vendre son miel sur les marchés. La raison vient du manque de miel dû à la disparition de ses abeilles. | Ouest-France

Apiculteur au moulin de Kérivoal à Plogonnec (Finistère) Alain Manchec manque de miel. Cela est dû à la disparition de ses abeilles. Il cherche à reconstruire son cheptel apicole et lance un appel à souscriptions.

Trois questions à…

Alain Manchec, apiculteur qui lance une opération sur la plateforme de financement participatif : kengo.bzh pour racheter une trentaine de nouveaux essaims.

Depuis quand observez-vous la diminution de votre population d’abeilles ?

Depuis la création de l’exploitation dans les années 1970 par mon père, il y a toujours eu entre 200 et 250 ruches. Quand tout va bien, elles donnent environ 15 kg de miel chacune. 1989 a été une année record avec 9 tonnes ! Les problèmes ont commencé à mon installation en 1998, à cause des insecticides néonicotinoïdes. Après une certaine mobilisation, le Gaucho a été interdit mais il a été remplacé par d’autres produits. Quand l’abeille vient butiner la fleur, elle s’intoxique. Les nouveaux produits font autant de ravages que les autres. Les combats n’ont donc servi à rien.

Combien de ruches avez-vous aujourd’hui ?

Fin 2016, il y avait moins de 200 ruches car les piégeages n’ont pas bien fonctionné. Je place des ruches vides chez des gens mais c’est très aléatoire. J’ai acheté des essaims et essayé de diviser des ruches mais je n’ai pas réussi à remonter à 250. Et sur mes 200 ruches, j’ai de nombreuses ruches en « non valeur ». Ces ruches ne sont pas en état de produire. Les abeilles sont trop faibles à cause de l’environnement pollué ou du climat qui se dérègle. Et il y a trois ans, les premiers frelons asiatiques sont apparus, ce qui n’a rien arrangé. Ils se mettent en vol stationnaire devant les ruches pour les manger.

Quels moyens d’action avez-vous mis en place ?

Mes problèmes de trésorerie ne me permettent pas d’acheter de nouveaux essaims à 150 € pièce. Comme les autres années, j’essaie de capturer des essaims chez les particuliers, de mai à juillet. Sur Facebook, j’ai vu qu’un apiculteur de l’Ardèche avait monté une action sur une plateforme de financement participatif. Kengo, une plateforme de Guipavas, a accepté le projet. J’espère recueillir 4 000 € pour acheter une trentaine de ruches. Les fonds ne seront libérés qu’à partir de 70 % du montant récolté, soit 2 800 €. Suivant le don, il y aura une contrepartie : miel, visite de l’exploitation, etc.

Source ouest france

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